Notre histoire

Canton dont les richesses naturelles font l’admiration de tous, le Valais a mis longtemps à prendre conscience que leur préservation constitue une tâche primordiale, et qu’il incombe à chaque génération de l’assurer.

Au début de ce siècle, les priorités étaient autres: il fallait avant tout subvenir aux besoins d’une population impatiente de se rapprocher du niveau de vie des cantons voisins.

Tout le poids du rapide développement économique allait reposer sur le milieu naturel: industrie, tourisme et agriculture en remodelèrent ainsi profondément le visage.

C’est en réaction aux excès d’un développement devenu anarchique que la Ligue Valaisanne pour la protection de la Nature (LVPN) fut fondée.

 

Naissance de la LVPN
Constatant l’existence de plus de trois cents membres valaisans au sein de la Ligue Valaisanne pour la Protection de la Nature (LVPN), active depuis 1909 déjà, quelques personnalités se proposèrent au début des années soixante de constituer une section valaisanne, mieux à même de saisir les particularismes du canton.

A l’initiative de Charles-Albert Perrig de Martigny, ancien forestier cantonal, un comité provisoire se mit en place dès le printemps 1963. Il établit des contacts, tout de suite très constructifs, avec la direction nationale de la LSPN à Bâle.

Ce groupe de précurseurs comprenait des représentants de tout le canton et des milieux les plus divers. Pour le Valais romand, outre M. Perrig, il y avait là M. Willy Kraft (du CAS) de Sion, Me Rodolphe Tissières de Martigny, le Dr. Fritz Erne (de l’UVT), M. Jacques de Kalbermatten forestier de Monthey, M. Louis de Riedmatten de Sion, M. Jean-Charles Paccolat de Martigny, M. Jean Arnold, M. Jean Casanova de Verbier et M. Pierre Métrailler président d’Hérémence. Pour le Haut-Valais, le Rvd abbé Werlen professeur au collège de Brigue, M. Adolf Schmidt président d’Ernen, M. Hubert Baumann président de Saas-Fee, M. Hans Dönig ingénieur forestier, enfin M. Peter Steffen représentant les milieux de la chasse.

A l’issue de l’assemblée constitutive, tenue à Sion le 21 septembre 1963 dans la salle du Grand Conseil, le premier comité cantonal se composait comme suit: Charles-Albert Perrig, président, Hubert Bumann, Hans Dönig, Jacques de Kalbermatten, Willy Kraft et Adolf Schmidt, avec Louis de Riedmatten, secrétaire.

D’emblée, il apparut que le vaste superficie et le bilinguisme du Valais nécessitaient la création de deux sous-sections, pour le Haut-Valais et pour le Valais romand, chacune avec son propre comité.

Très vite également se fit sentir le besoin de tisser un réseau de délégués, trois par districts en l’occurrence, afin de mieux cerner les problèmes locaux: ainsi, durant trente ans, parmi ces délégués figurèrent des amoureux de la nature de tout le canton, dont beaucoup occupèrent par la suite des fonctions publiques de premier plan.

 

La LVPN devient Pro Natura Valais
En 1997, par souci de rationalisation, il fut convenu de regrouper toutes les sections cantonales de la LSPN sous une même appellation, commune aux quatre langues nationales: PRO NATURA.

Un nom qui définit bien tout un programme et une attitude: Pro Natura signifie une action positive, POUR la nature, et non contre ceci ou contre ceux-là…

C’est bien dans cette conception que Pro Natura Valais compte aborder le siècle prochain, désireuse de concilier le bien-être des Valaisans avec la préservation d’un environnement naturel de qualité.

Depuis sa création, Pro Natura Valais accomplit de multiples tâches, souvent ignorées du public: actions sur le terrain, publications, formation des jeunes, organisation de camps-nature, gestion des réserves naturelles du canton...
Ce travail est effectué presque toujours par des bénévoles le plus souvent enseignants, botanistes, zoologues ou amateurs passionnés. En Valais, I'association compte actuellement près de 3'000 membres cotisants; ce chiffre témoigne bien à la fois de I' attachement des Valaisans à leur environnement et de l'utilité qu'ils reconnaissent à l'action de Pro Natura Valais.

Préserver un environnement naturel de qualité pour nos enfants est une mission difficile et ingrate, parce qu'elle impose de concilier des intérêts immédiats avec le souci permanent de l'avenir. Apporter une contribution valable et vouer toute son attention à cette tâche, telle est l'ambition de Pro Natura Valais.